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[i553] DE LA VILLE DE PARIS. 147
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MESS" LES IVIARESCIIAULX
de La Marche, duc de Boullon O : l'hostel de Barbeau.
Sainct André '2' : la maison qui fut à feu Du Val, encores ung aulre de Mons' le Tresorier de l'Espargne(3).
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de Brissac '4' : l'hostel d'Eslelan.
Mons' le Conte de Nesle et de Joigny (5' :
l'hostel de Nesle,
la maison du feu conte de Nanteul, la maison de monsr le conte de Tonnerre qui fut archediacre de Paris.
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de Guillaume et de Anne Pot, dame de La Roche-Nolay en Bourgogne. — "L'hôtel de Montmorency» : il occupait, d'après Sauvai, l'emplacement limité par la rue de l'Homme-Armé, la rue de Braque (auj. des Archives) et la rue (auj. passage) Sainte-Avoye. Un autre hôtel du méme nom était situé rue Saint-Denys, près du Ponceau. Quant au premier hôtel des Connétables, il avait été aliéné dès i363 ; la rue actuelle de Montmorency détermine son emplacement. — "L'hostel de la Roche-Pot- : ancien hôtel de Giac puis d'Anville, il était venu au Connétable en 1551 comme succession de son frère François, seigneur de la Roche-Pot, gouverneur de Paris etde l'Ile de France. C'est dans cet hôtel que le Nonce avait logé lors de son entrée à Paris en août 1552 ( voir ci-dessus page 8, note 2). Il était situé rue Saint-Antoine et rue Percée (auj. du Prévôt), à l'endroit où s'éleva plus tard (i58o) la maison professe des Jésuites de la rue Saint-Antoine, laquelle est devenue le lycée Charlemagne. — "L'hostel qui fut Meigret" : il avait appartenu à Lambert Meigret, frère aîné du président du Parlement, Jean Meigret. Lambert, à qui son opulence et ses prodigalités avaient valu le surnom de "Magnifique", fut d'abord trésorier des Blancs de Milan, puis trésorier de l'extraordinaire des guerres (Blanchard, Proniera Presidents du Parlement de Paris, p. 2o5). Ses biens furent confisqués en i534, et son hôtel donné par le Roi au Connétable, qui l'adjoignit à son logis de la rue Sainte-Avoye, en fit sa résidence ordinaire ct y mourut le 12 novembre 1567 (Lalanne, Journal d'un bourgeois de Paris, p. 295). On y voyait encore, au commencement du xviii" siècle, une galerie peinte par Niccolo de Modène, d'après les dessins du Primatice. Propriété do François de Montmorency et de ses descendants, puis du président de Mesme et desa famille, le «logis Meigret" existe encore dans le passage Sainte-Avoye en face de l'hôtel Saint-Aignan ou de Reauvillers, dans la rue du Temple. — Le Connétable possédait en outre plusieurs immeubles relevant de diverses censives, entre autres de celles du Temple etde l'église ct hôpital Saint-Jacques-la-Boucherie. A ce sujet voyez ci-dessous, n° CCXCIII, la requête du 20 juin.
O "Le maréchal de La Marche, duc de Boullon" : Robert IV de La Marck (i4g2-i556), connu sous le nom du "Jeune Adventu-reuxn, seigneur de Bouillon, de Sedan, dc Fleuranges, de Jametz, etc, capitaine des Cent-Suisses (i543), maréchal de France au titre de maréchal de Bouillon (15/17). Après la reprise de Bouillon sur l'évêque ele Liège, Henri ll en remit le chàteau aux mains du maréchal avec le titre ile duc (juillet i552). La Marck avait épousé (i538) Françoise de Brézé, comtesse de Maulévrier, fille de Louis et de Diane de Poitiers (voir ci-dessous page i4g, note 4). — «L'hostel de Barbeau» : dépendance de l'abbaye de ce nom, il était situé vis-à-vis de l'Ave Maria (voir ci-dessus page i42, note 8). Le marché dit de V Ave Maria a été récemment établi sur une partie de l'emplacement de l'hôtel de Barbeau.
(2' "Le maréchal Sainct-André» : Jacques d'Albon, marquis de Fronsac, seigneur de Saint-André (i5o5-i56a), membre du Conseil privé, premier gentilhomme de la Chambre, gouverneur du Lyonnais, maréchal de France en 1547. — "La maison qui fut à feu Du Vain : sans doute Jean Du Val, qui fut changeur du Trésor, receveur et payeur des gages de Messieurs du Parlement (Blanchard, ibid., Catalogue des Conseillers du Parlement, p. 64). — «Encores ung autre de mons' le Tresorier de l'Espargnen : Guillaume Prudhomme ou Philibert Babou de la Bourdaizière, vivant en 1657; l'un et l'autre ont été conseiller du Roi, général des Finances et trésorier de l'Epargne. — Nous ignorons lequel de ces doux logis élait situé rue d'Orléans-Saint-Honoré, près du couvent des Filles Repenties (voir page i43, note 1) et contigu au mur d'enceinte (art. ci-dessous CCCLX1X). Le maréchal de Saint-André habitait depuis quelques années cet hôtel, dans lequel il fit établir une conduite d'eau en vertu d'une permission royale du 3 février i55o, dont la teneur est rapportée au Volume III de cette Série, page 197.
(3> Le Registre B l'ait suivre cette indication d'une notule ainsi conçue : l'hostel de Nesmond, inscrite au commencement du xnne siècle et biffée peu après. Sur cet hôtel, voyez page 144, note 4, ct page 146, note "Vannes".
O t:Le marechal de Brissac" : Charles I" de Cossé, comte de Brissac, chevalier de l'Ordre, grand pannetier et grand fauconnier, colonel général de la cavalerie, grand maître de l'artillerie (154 7), gouverneur d'Anjou et du Maine, maréchal deFrance (21 août 155 o), lieutenant général en Piémont (voir ci-dessus page io4, note 3). Né en i5o6, il mourut le 31 décembre 1563. — n L'hostel d'Es-telan» : nous n'avons pu déterminer remplacement de cet hôtel; il s'agit peut-être de l'hôtel de la rue Croix-des-Pelits-Champs, où mourut (avant 1078) la veuie du maréchal; voir Bulletin de la Société de l'histoire de Paris, t. VIII, page 121. — La dcpieuro habituelle des comtes de Cossé-Brissac était à l'hôtel de Boissy, dit depuis do Cossé, sis rue Saint-Antoine, qui resta dans celte famille jusqu'en 1G28, où il fut aliéné pour l'établissement du premier monastère des Dames do la Visitation; c'est aujourd'hui le temple Sainte-Marie, affecté au culte protestant.
(5) «Monsr le conte de Nesle et de Joigny" : Louis de Sainte Maure (1526-1572), seigneur de Viteaux, comle de Joigny et de Nesles; cette dernière seigneurie avait été érigée en marquisat par François I" en janvier 1546. — «L'hostel de Nesle» : residence fameuse dans l'histoire de Paris, le logis de Nesles s'élevait sur le bord de la Seine à l'endroit où Mazarin fonda son collège des Quatre Nations. Une inscription, récemment apposée sur la façade du pavillon oriental du palais de l'Institut, détermine remplacement de l'ancien hôtel do Nesles sur lequel, pour plus de détails, voyez Topographie historique du vieux Paris, tome V, pages 37 et suivantes. — «La maison du feu comte de Nanteul» : Henri ll de Lenoncourt, soigneur de Baudricourt, de Ville ct antres
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